Archives de Catégorie: Démocratie participative

Contribution au débat de stratégie politique du Partido del Futuro

Contribution au débat de stratégie du Partido del Futuro, organisation politique espagnol créée à la suite des manifestations et occupation de la Puerta del Sol à Madrid (2011-2012)

1- Referendum

2WikiGobierno o elaboración de legislación participativa y transparente

3-

4 Transparencia en la gestión pública

Albano Cordeiro, économiste-sociologue, Paris

9/2/13

1- Referendum

Quelques remarques:

– la modalité dominante en matière de référendum est celle où l’on énonce une question politique ou de société, et l’on la met au vote des citoyens  qui doivent répondre par un oui ou par un non – ou encore refuser  de répondre.

Il en découle, en conséquence, une polarisation de l’électorat en deux positions opposées, sans que la campagne du référendum donne l’opportunité de poser d’autres alternatives, ce que, en principe, aurait donné une image plus proche de la réalité de la diversité d’opinions présentes dans le corps électoral, et aurait enrichi le débat. A moins qu’il s’agisse d’un référendum abrogatif, qui consiste à présenter uniquement l’alternative OUI- NON aux électeurs. Lire la suite

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LA CITOYENNETE INDIVIDUELLE et LA CITOYENNETE COLLECTIVE

Albano Cordeiro, économiste-sociologue, Paris, Février 2013

(publié dans Lettre Scientifique de l’ATTAC, n° 52, mars 2013)

Introduction

La citoyenneté collective fut l’une des questions soulevées par le mouvement pour le droit de vote local aux résidents étrangers, tel qu’il s’est manifesté dans les années 80, en particulier aux élections municipales de 1983 et suite au non-accomplissement de la promesse mitterrandienne d’accorder ce droit. L‘un des mouvements engagés dans la lutte pour cette revendication a été le Collectif des Droits Civiques, dans lequel s’étaient engagés des militants liés au CAIF (Conseil des Associations Immigrées de France).

Dépourvus, à titre individuel, de la citoyenneté française, nous prétendions que leur engagement relevait bien de la citoyenneté, d’un autre type de citoyenneté. Les résidents étrangers s’engageant pour cette revendication, exerçaient une citoyenneté de facto, une citoyenneté collective. Citoyenneté qui ne pouvait leur être enlevée. Elle passait par l’exercice du droit d’association (de jure ou de facto) qui concernait également les résidents étrangers.

Le concept de  «nouvelle citoyenneté» qui émerge alors (suite à Convergence 84 pour l’Egalité) dans les débats de militants élargit la réflexion aux «appartenances collectives», qui auraient, elles, un droit de cité dans une société plurielle, de pluralisme culturel. Un droit d’exercer collectivement la citoyenneté dans son espace propre, l’espace public[i]. Lire la suite

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Pour une citoyenneté attachée à la personne

Pour une citoyenneté attachée à la personne

par Albano Cordeiro,
Unité de Recherche Migrations et Société (Urmis),
CNRS, Paris

in Hommes & Migrations, Janvier 2001

La conception “moderne” de la citoyenneté serait-elle  aujourd’hui dépassée ? Pour Albano Cordeiro, la nécessaire égalité des droits politiques entre les nationaux et les “étrangers”, là où ils vivent, ne pourra se faire que par des modifications du droit international. Car celui-ci reste encore axé sur la souveraineté nationale et la pleine reconnaissance du pouvoir des États sur les citoyens, à l’heure où la mobilisation  pour la reconnaissance des droits fondamentaux dans l’Union européenne montre une évolution des représentations collectives en la matière.

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«Démocratie réelle» ! Vous avez dit «Démocratie réelle» ?

 

       -Eléments pour concrétiser l’aspiration à une «démocratie réelle» –

« Ils ne nous représentent pas ! » (l’un des slogans les plus significatifs à la Puerta del Sol, Madrid, Mai-Juin-Juillet 2011)

L’effondrement de l’Union Soviétique aurait, pour certains, consacré les régimes libéraux et socialo-libéraux comme le nec plus ultra définitif de l’organisation des sociétés sur la planète. Du temps de l’Union Soviétique, toute référence à un autre type de société, à une «Alternative» au système, se voyait rapidement traitée d’illusion ou de volonté d’instaurer le totalitarisme, condamnable à plus d’un titre. Durant son existence, l’Union Soviétique a été ainsi un gigantesque repoussoir à envisager une autre société, classée illico comme totalitariste. Une situation qui a persisté encore pour une vingtaine d’années après la chute du régime soviétique.

Une nouvelle génération, celle des Indignados et d’Occupy Wall Street, ne semble pas – pour la première fois depuis le début du XXème siècle- associer l’idée d’Alternative, d’une société plus égalitaire, avec un régime totalitaire. La course en avant dans la dérégulation, dans un cadre d’économies de plus en plus mondialisées, que Ronald Reagan et Margareth Tatcher ont impulsé, ont amené à des crises économiques successives qui ont décrédibilisé le discours de «solution universelle» pour toutes les sociétés.

L’ «excellence» du modèle libéral était étendue au régime politique appelé sans complexes «Démocratie». Elle se targuait de donner à tous les citoyens le droit de s’exprimer via le suffrage universel en vue d’opérer la relève périodique d’une partie du personnel politique.

Le suffrage universel, propre à la « démocratie réellement existante »,  est bien la technologie politique intelligent qu’ont trouvé les élites pour mettre à leur profit (cas de le dire) la relative méconnaissance, par la plupart des citoyens,  des enjeux politiques derrière les propositions des divers partis en compétition. Méconnaissance accrue par le fait que ces  enjeux sont eux-mêmes sélectionnés non pas par les citoyens ordinaires organisés mais plutôt par l’appareil politico-médiatique  des minorités puissantes[1]. Et, sauf péripétie et/ou discrédit (temporaire) de ce même appareil politique, ça marche! Lire la suite

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