Questions posées par la stratégie Mélenchon

Une réflexion

Albano Cordeiro, mai 2013

Mélenchon, dans ses derniers discours, avance plusieurs issues possibles au mouvement social qu’importe susciter et appuyer pour redonner de l’espoir à un changement.
Sont trois les objectifs qui sont proposés dans ses discours.
1 – le mouvement est bien de gauche, de la gauche qui a gagné les élections. Cette gauche doit pouvoir faire partie de l’équipe au pouvoir. A partir de là, Mélenchon fait croire qu’il pourrait être même un premier-ministre d’alternance au sein de la gauche. Il est évident que Hollande et les solfériniens ne donneront pas à Mélenchon et au Front de Gauche cette opportunité. Donc, si cette perspective sert à légitimer le Front de Gauche comme composante de la Gauche (avec des ambiguïtés que cela suscite). Le fait de faire croire que cela est une probabilité, peut avoir comme conséquence une démobilisation ou une perte de crédibilité du discours, ce qui peut affaiblir le mouvement social de contestation.
Pour dire que la perspective d’être appelé à Matignon ne tiens pas la route.
2- Un discours fort sur la faillite de Hollande et de l’équipe Ayrault, dont la logique devrait celle de la convocation de nouvelles élections (dissolution de l’ Assemblée Nationale, compétence du chef de l’état). Si les accusations de faillite sont justes et si le bilan est tellement désastreux, seulement de nouvelles élections  peuvent « corriger » le mal qui a été fait, pour mettre une vrai gauche à la place de celle qui a émergé majoritairement aux dernières élections.

Or, justement cet aspect n’est pratiquement jamais soulevé. Ce que rend quelque peu velléitaire le caractère agressif des dénonciations des erreurs et trahisons du gouvernement. Pourtant c’est cette piste (retourner aux urnes) qui constitue la réponse politique à la situation.
3- La perspective de la VIème République. Cet objectif – qui est de plus long terme, vu les étapes à franchir- doit être maintenu, puisque les institutions dites « démocratiques » en vigueur, ne le sont pas. Cela signifierait insérer des instruments de démocratie directe et participative dans le fonctionnement démocratique, et la fin du régime présidentialiste, anachronique. ..

…et s’attaquer aux causes de la crise…

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