Archives Mensuelles: novembre 2012

«Démocratie réelle» ! Vous avez dit «Démocratie réelle» ?

 

       -Eléments pour concrétiser l’aspiration à une «démocratie réelle» –

« Ils ne nous représentent pas ! » (l’un des slogans les plus significatifs à la Puerta del Sol, Madrid, Mai-Juin-Juillet 2011)

L’effondrement de l’Union Soviétique aurait, pour certains, consacré les régimes libéraux et socialo-libéraux comme le nec plus ultra définitif de l’organisation des sociétés sur la planète. Du temps de l’Union Soviétique, toute référence à un autre type de société, à une «Alternative» au système, se voyait rapidement traitée d’illusion ou de volonté d’instaurer le totalitarisme, condamnable à plus d’un titre. Durant son existence, l’Union Soviétique a été ainsi un gigantesque repoussoir à envisager une autre société, classée illico comme totalitariste. Une situation qui a persisté encore pour une vingtaine d’années après la chute du régime soviétique.

Une nouvelle génération, celle des Indignados et d’Occupy Wall Street, ne semble pas – pour la première fois depuis le début du XXème siècle- associer l’idée d’Alternative, d’une société plus égalitaire, avec un régime totalitaire. La course en avant dans la dérégulation, dans un cadre d’économies de plus en plus mondialisées, que Ronald Reagan et Margareth Tatcher ont impulsé, ont amené à des crises économiques successives qui ont décrédibilisé le discours de «solution universelle» pour toutes les sociétés.

L’ «excellence» du modèle libéral était étendue au régime politique appelé sans complexes «Démocratie». Elle se targuait de donner à tous les citoyens le droit de s’exprimer via le suffrage universel en vue d’opérer la relève périodique d’une partie du personnel politique.

Le suffrage universel, propre à la « démocratie réellement existante »,  est bien la technologie politique intelligent qu’ont trouvé les élites pour mettre à leur profit (cas de le dire) la relative méconnaissance, par la plupart des citoyens,  des enjeux politiques derrière les propositions des divers partis en compétition. Méconnaissance accrue par le fait que ces  enjeux sont eux-mêmes sélectionnés non pas par les citoyens ordinaires organisés mais plutôt par l’appareil politico-médiatique  des minorités puissantes[1]. Et, sauf péripétie et/ou discrédit (temporaire) de ce même appareil politique, ça marche! Lire la suite

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